L'Amour, l'après-midi d'Eric Rohmer, 1972

En avril 2005, Frédéric Bas décrit le double regard, exigeant et complémentaire, qu'Eric Rohmer porte sur Paris. La capitale est pour le cinéaste à la fois un décor rigoureusement situé, et le lieu d'identité du Parisien. Un an après la mort du cinéaste, c'est l'occasion de revenir sur la dimension parisienne de son oeuvre.


Dans le cinéma d'Eric Rohmer où villes et campagnes se partagent le terrain des récits, Paris occupe une place à la fois centrale et périphérique, tantôt occupant le champ principal du film, tantôt fonctionnant comme un hors-champ primordial, un objet-référent parlé, fantasmé. La capitale est la Ville en majuscule d'où partent toutes les histoires, où commencent et finissent toutes les aventures.

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